Joachim Robert
présente :

360 in 365, l'archive le journal d'un an de voyage autour du monde par Joachim Robert 360 in 365, l'archive

mars 2010



Évidemment j’ai mal au crâne. Ça a beau être local, ça fait mal.

Journée cartes postales pour la peine, il faut pas que je prenne trop de retard. Et une carte en plus pour mon sponsor à Taiwan (qui ne l’avait pas reçue)

J’ai aussi décidé de faire un baptême de plongée, il parait que c’est magnifique ici… Et sinon je regretterai, et je suis ici pour ça, mais ça va me coûter 80€. Décisions, décisions…

Soirée au billard avec les français. L’un d’eux me donne des conseils pour la plongée et les problèmes de masque + moustache…


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philippines coron cartes

Je croise le plongeur d’hier juste avant d’embarquer dans le bateau.

Plongée = cool. On part avec un couple de danois, un couple de finnois et un finnois tout seul.

Le moniteur me montre comment monter le matériel, me fait faire des petits exercices, enlever le détendeur et le remettre, utiliser le détendeur du copain, éjecter l’eau du masque…

Le récif est impresssionnant, mais moins coloré que dans les Cousteau de mon enfance. Il y a plein de poissons, c’est beau. Puis on va dans le lac sur une île inhabitée. Il faut monter sur un chemin escarpé, plein de roches coupantes, avec les bouteilles. Une fois passés, on plonge. C’est vraiment impressionnant, des spires dans la mer comme une cathédrale renversée… Il fait chaud au début (26°) puis on descend à 13m et il fait 40°, mais le corps s’habitue vite. Les deux couches ne se mélangent pas, à cause des salinités différentes…

En nageant deux poissons nous suivent, un Red Snapper et un…?!?! j’ai oublié le nom. On les suit, ils nous accompagnent… Incroyable. puis un Barracuda ! C’est grand !


sur le blog : Des photos de ce que j’ai fait à Coron.

Comme je suis resté cinq ou six jours à Coron, j’ai pas vraiment eu le temps d’aller sur d’autres îles, etc. Mais je me suis bien amusé. Plongée, snorkelling, monter sur la montagne pour le coucher du soleil et des bières fraîches avec un ami et fêter mes six mois de voyage, puis deux jours après y remonter pour le lever du soleil, et voir quand je pourrais avoir un bateau pour partir de là. Finalement j’ai pris un avion. Mais c’était bien.

Publié le , article original : 360in365.com/i/880


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sur le blog : D’autres vues de Coron

Voilà, j’ai donc passé cinq ou six jours dans un village au bord de la mer, au milieu de philippins qui couraient après leur vie de tous les jours. Je suis comme d’habitude en témoin. Je me promène sur la route, là où peu d’occidentaux se promènent. Les locaux sont sympa et curieux et joyeux et les enfants disent hello quand ils me croisent en rentrant de l’école. Je m’arrête pour prendre une photo et tout le monde regarde le sujet pendant les cinq minutes suivantes, pour voir ce qui était si intéressant.

Je demandais à une belge mi-philippine comment on dit bonjour, à part hello. Elle me dit, tu fais comme ça, et elle hausse les sourcils. C’est vrai, tu fais ça et c’est comme un bonjour. Contrairement aux autres pays d’Asie, on hésite pas à regarder les gens dans les yeux.

Enfin bref, témoin de la vie de tous les jours, ça donne une vision un peu différente de ce que les touristes d’agence de voyage peuvent voir.

Publié le , article original : 360in365.com/i/896


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Avec Asko (mon pote finnois) et Guro (une norvégienne), on part faire du snorkelling. À la première plongée, je me laisse entrainer par le courant qui m’éloigne du bateau. Quand je veux y retourner, un oursin pique mon pied. Les piques des oursins ont un poison qui endolorit les muscles. Revenir au bateau était un peu dur…

Puis sur le bateau, Silam le philippin nous dit qu’il faut que j’enduise mon pied de vinaigre, mais comme il n’en a pas sur le bateau, il faut de l’urine. Après avoir passé une heure dans l’eau, c’est dur d’avoir envie de pisser. Je me concentre, je bois de l’eau, Silam se marre… et après 20 minutes, je commence à avoir une petite envie, mais je ne sens plus l’engourdissement du poison de l’oursin. Ça valait bien la peine!

Jolie plage pour le déjeuner, avec des poissons pêchés sur place. Et une épave de navire japonais près de Skeleton Island, mais elle est trop profonde pour moi.

Je recommence à boîter un peu, ça tombait bien, ma blessure de la semaine dernière ne me faisait plus mal !


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sur le blog : Pool à 10 boules, à Coron

Coron, sur l’île de Busuanga, dans l’archipel des îles Calamian, au nord de la province de Palawan.

Quelques milliers d’habitants, des clubs de plongée, et si on cherche bien, un hotel qui propose des chambres à 150 pesos (2.5 euros). Coron n’est pas connu pour ses plages ni pour ses nuits folles : si on veut s’amuser, il faut savoir jouer au billard, ou avoir des amis philippins qui boivent du brandy Matador ou de la Ginebra San Miguel.

Pendant le jour c’est autre chose : pour 650 pesos tu prends un bateau pour aller d’île en île, de plage paradisiaque en récif à fleur d’eau avec des poissons fabuleux, tu peux aussi plonger dans un lac et voir des barracudas ou dans une épave de navire japonais de la deuxième guerre mondiale. Plein de trucs à faire pendant la journée.

Mais la nuit… y’a le billard.

Publié le , article original : 360in365.com/i/866


pas de photo aujourd'hui

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Je me lève pour monter sur la colline derrière la ville le mont Tapayas (« déformée » en tagalog, suite aux bombardements japonais), pour le lever du soleil. J’attends quasiment une heure, je me suis réveillé trop tôt. Tant pis. Les ados du coin viennent aussi, et les sportifs et même quelques touristes de Manille.

C’est beau.

Puis je prends l’avion pour Manille. À l’hostel je croise Asko, avec qui j’ai plongé. On décide d’aller goûter du Balut dans la rue.

Balut = œuf qui a commencé à se développer, et qui est ébouillanté. À part une apparence vraiment dégoûtante, c’est pas mauvais… ça a une texture de poulet très tendre, et un goût de jaune d’œuf dur. Mais il faut outrepasser l’apparence du fœtus de poulet.

Et je prends mon billet Japon - USA. Le moins cher arrivait à Los Angeles, et pas San Francisco… Tant pis, j’y passerai une nuit!


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Je pensais prendre un bus de nuit ce soir pour Sagada, mais je préfère rester 1 jour nuit de plus et partir de bon matin pour Baguio.
Tea va m’héberger à SF!

J’ai posté quelques demandes de ride-sharing depuis LA!

Dans l’après-midi je croise Marva et Amador… rencontrés il y a 3 mois au Cloudland à Kunming !

J’avais même prêté mon ordi à Marva à Pékin au Lion’s (là je sais plus le nom de la guesthouse) on avait même discuté pas mal. Enfin Amador et elle se sont rencontrés au Cloudland, on a reparlé de Allex et des gens, la française qui voyageait avec son bébé…

Je lis ce bouquin d’Irwin Shaw, « Bread upon Waters » c’est… bien raconté. Une famille américaine.

Internet, encore, j’y passe pas mal de temps.

Je rencontre 2 français qui vont à Coron pour plonger, je leur conseille d’aller à El Nido par la même occasion. Ils sont sympas je leur laisse aussi mon mail et mon site j’aurai peut-être des nouvelles!

Soirée vin+fromage encore, j’aime bien cet hostel. J’ai droit à 1 bière gratuite à 1h du mat. Classe!

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Taux de change
à vue de nez :

5 € = 300 Piso
16 € = 1000 Piso


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sur le blog : En essayant de voir le ciel, à Baguio

En passant par Baguio, quelques heures pour prendre un verre et voire du live, dormir, puis me réveiller, puis d’attraper le bus pour Sagada.

Toute la ville est sur des collines, elle a été démolie il y a quelques années par un tremblement de terre. Hé oui, l’anneau de feu du Pacifique passe par les Philippines. L’architecture est basique, faite de briques et de broc, des gros buildings sans âme avec des voitures entre. En courant après la station de bus, qui est cachée dans des petites rues, j’ai vu ça, j’ai pris des photos, une petite série en passant.

Publié le , article original : 360in365.com/i/927




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sur le blog : Mes aventures à Sagada !

Ce post est dédicacé à tous mes super copains super aventuriers (les seuls que je peux lier c’est Alec et Solange, qui eux aussi viennent d’arriver au Japon, sauf que au lieu de se peler les miches en Corée comme moi, ils se sont doré la pilule aux Philippines plus longtemps).

À Sagada, je savais pas trop quoi faire. C’est sûr, on peut aller voir la cascade, une heure de marche et tout, mais bon voilà, en saison sèche on m’a dit « ça vaut pas le coup ». On peut aller voir le musée aussi, très intéressant ! La curatrice, qui est aussi propriétaire des pièces exposées et très bonne amie d’une contact d’un ami de l’internet qui est philippin, est marrante et intéressante. Sauf que bon ça remplit pas toute la journée.

J’avais oublié de dire : je suis arrivé à Sagada avec deux autres français dans le bus, Solange et Alec, et un anglais, Stephen. En buvant des coups pour se remettre dudit voyage en bus on rencontre aussi un couple de belges, Alexandra et Laurent. Tous, sauf Stephen, vont me forcer à manger du chien encore une fois. Ce que je fais de bon coeur, parce que le chien, c’est bon (désolé hin mais le chien c’est bon, en plus ils ont été obligés de goûter et ils étaient de mon avis, sauf Stephen qui a pas goûté mais il m’avait pas forcé donc c’est cool, il avait des chiens quand il était petit).

Bref. Tous les six on décide de ce lancer dans l’aventure de la grotte. Après des heures de sommeil et de tergiversation, on décide pour la Cave Connexion ! trois cavernes connectées entre elles : on entre par un côté de la montagne, on sort de l’autre côté après quatre heures à se promener quasi nu sous des centaines de milliers de tonnes de cailloux de tailles différentes.

Inutile de dire que c’était vraiment toute une aventure. Avec de l’escalade, de la baignade, de l’exhibition, des échos funestes de nos cris de détresse… non pas de cris, parce que je crois qu’au final on s’est bien amusés. Par contre à l’entrée y’avait des cercueils avec des vrais squelettes dedans, dans les temps anciens les vieux sentant la mort approcher allaient couper un pin dans la forêt, évidaient le tronc et se faisaient leur cercueil. Pour être sûr que le boulot soit bien fait, fais-le toi même!

Et aussi après quand on est ressortis et après un bon repas coréen sous le regard amusé du poster de Britney String, et quelques bières pour faire passer les tremblements, je suis allé avec les copains belges dans la vallée de l’écho. Il y a un vrai écho là-bas, c’est incroyable, le Lonely Planet ne mentait pas. Par contre ils disent que c’est super facile de se perdre dans la vallée. Mais on a réussi à pas se perdre, sans même tenter trop fort.

Et au fond de la vallée, y’a une falaise avec des cercueils accrochés. Avec des vrais squelettes dedans.

Et bien sûr quelques bières pour s’en remettre, le soir. J’ai oublié de mentionner dans mes posts précédents que la bière aux Philippines, c’est de la San Miguel, et elle est pas chère du tout.

Publié le , article original : 360in365.com/i/931

Solange et AlexSolange et Alex

Les photos du deuxième jour à Sagada sont visibles à la page 188 ».


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sur le blog : Bontoc.

Je crois que j’ai pas grand chose à raconter sur Bontoc. La chambre la moins chère du nord de Luzon, 150 pesos, 2.5 euros. Une ambiance un peu far-ouest, des gens sympa, mais très peu de touristes. Faut dire que y’a pas grand chose à voir. Un musée, des sources thermales, quelques rizières en terrasses…

J’y suis resté une nuit.

Encore une fois on va me dire « ça donne pas envie d’y aller, dis-donc ». Mais bon vous voyez hin, c’est pas pour donner aux gens l’envie d’aller à ces endroits précis que je fais mon blog, c’est pour donner l’envie aux gens de faire quelquechose : partir en voyage, retaper une ferme dans l’ardèche, organiser une expo pirate de photos, faire un bébé…

Publié le , article original : 360in365.com/i/958



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sur le blog : Nuages à Banaué

Banaué, c’est un peu la huitième merveille du monde. Depuis 2000 ans, les peuples locaux ont sculpté les montagnes pour faire des rizières en terrasses.

Malheureusement, les nuages et la pluie et pas beaucoup de visibilité. Mais quand même c’était bien joli.

Publié le , article original : 360in365.com/i/994



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HemHem

En prenant le petit déjeuner, je parle avec un voyageur asiatique. Je lui parle du mariage dont on m’a parlé hier, à Batad, dans la vallée qui n’est accessible qu’à pied. Il était prêt à retourner à Manille aujourd’hui mais il va m’accompagner voir les villages de Kinakin, Combulo puis Batad.

Il s’appelle Hem, est d’origine népalaise mais vit en Angleterre. Partout en Asie on le prend pour un local, c’est pratique pour payer moins cher ! Il est aussi sur CouchSurfing, et c’est un très bon marcheur… meilleur que moi. Les népalais sont des marcheurs incroyables, à ce qu’il dit. C’est le meilleur pays pour faire du trekking.

On déjeune à Combulo avec le capitan du village, on apprend plein de choses sur la culture de la région…

Puis on repart sous la pluie sur les petits chemins bétonnés et garnis d’escaliers. (c’est beaucoup moins confortable qu’on le pense…)

Lorsqu’on arrive enfin dans la vallée de Batad, il fait beau. C’est parfait. Les rizières, la fatigue, les escaliers… C’est dur, mais ça vaut le coup…

On prend des bières avec Hem et les habitants du village. En fait, la plupart habitent dans la région, à quelques heures de marche, et sont venus au mariage… Ils nous y emmênent à la nuit tombée, pour faire la fête.

Les danses locales sont très codifiées : un petit groupe de danseurs au milieu de la foule, qui dansent en rond, en bougeant les bras… Les danseurs changent à l’appel du chanteur, ils sont appelés par famille ou par profession, ou par origine. À la longue c’est quand même un peu toujours la même chose. Et si on compte la marche et les verres à l’arrivée, je vais me coucher tôt.

La nuit j’entends trois fois (au moins) la chanson que j’ai déjà entendu partout en Asie : Nobody (but you), par le girls-band coréen Wonder Girls.


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Aujourd’hui j’ai pris des photos de voyage, des portraits de vieille dame toute ridée ou de petite fille qui regardent l’appareil. Ça fait très cliché.

Le mariage est intéressant ! Des cousins de la mariée m’invitent à manger avec eux à leur table, un honneur réservé aux proches… Ce jour-là c’est aussi le match de Manny Pacquiao, le champion du monde de boxe, originaire des Philippines. La seule télé du village est branchée, et posée en bout de table des mariés. Tout le monde boit et regarde le match et fait des toasts aux mariés…

Tous les habitants de la région sont invités au banquet, un buffle et douze cochons ont été tués à cet effet, sans compter la quantité de riz. C’est impressionnant, et très bon !





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sur le blog : Escapade à Batad

Une vue de BanauéUne vue de Banaué

Trois jours à Batad. Une journée pour y aller parce qu’il n’y a pas de route, donc pas de voitures, donc pas de bruit et pas de pollution, deux nuits, un mariage dans le village, avec des gens de toutes les vallées alentours, le matin, au lever du soleil, les terrasses de rizières qui sont éclairées par le soleil dans l’amphithéâtre naturel, les villages traversés sur la route, des marches et des marches pour atteindre le but, et des marches encore pour aller voir la chute d’eau et y nager un peu, des gens qu’on rencontre, avec qui on a des grandes discussions (avant de savoir leur prénom), les cousins de la mariée qui m’invitent au repas de mariage, le combat de Manny Pacquiao à la télé, encore marcher dans la montagne, des touristes, tous français, et puis voilà. Après tout ça, les Philippines c’est terminé.

Publié le , article original : 360in365.com/i/998







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sur le blog : Que va-t’il me rester des Philippines ?

Je suis resté trois semaines aux Philippines. J’y suis allé par surprise, au lieu de visiter l’Indonésie. J’y suis allé parce qu’un ami américain, rencontré à Pékin il y a, hum, cinq ou six mois, en a passé trois aux Philippines, en prenant son temps, en allant d’île en île et en prenant le temps de connaître le pays et ses habitants. Surtout ses habitantes.

Il m’a dit, les Philippines c’est génial. Il m’a parlé des plages, et tout ça. J’ai aussi demandé à l’ami philippino-américain, qui m’a mis en contact avec ses amis qui connaissent bien le pays. C’est pour ça que j’ai choisi les Philippines. Les gens n’ont pas arrêté de m’en dire du bien.

Et ils avaient bien raison.

Une décoration de jeepneyUne décoration de jeepneyAux Philippines j’ai vu des coraux immaculés, des sentiers de montagne magnifiques et des gens absolument accueillants et sympa et incroyables. J’ai vu des paysages pas encore pourris par le tourisme, peu de gros hôtels à 20 000 chambres ou d’autoroutes quatre fois quatre voies par exemple. Par contre le tourisme est très adapté au fait que les Philippines, les filles, sont gentilles et très belles pour la plupart, et qu’elles ont besoin d’argent. Et que des occidentaux vieux et gros et laids et avec de l’argent n’ont parfois pas de scrupules à mettre celui-ci dans la poche des filles du pays en échange de certains services.

C’est un des pays les plus pauvres que j’ai visités, mais les gens y étaient parmi les plus ouverts et les plus accueillants.

Le conseil qu’on m’a donné, c’est de quitter Manille le plus rapidement possible. Manille, c’est pas vraiment le meilleur endroit pour jouer au touriste. Vu ce que le reste du pays peut montrer, le conseil était avisé. Il y a un seul quartier qui vaut la visite, Intra Muros, le vieux quartier espagnol, et un mall, le plus grand du pays. La fierté des Philippins.

Mais les îles, les montagnes, les gens, et pas trop de touristes. Y’en a, des touristes. Mais le système n’est pas perverti comme en Thaïlande ou dans certaines régions du Vietnam. Le patrimoine n’est pas encore trop endommagé par l’industrie touristique. Enfin bon, ça dépend des endroits. Je n’ai pas visité les villes avec les resorts et les hôtels cinq étoiles et les toilettes à l’occidentale. Il y en a sur des îles, avec des gens qui viennent rencontrer des jeunes demoiselles.

Dans l'atelier d'un charpentierDans l’atelier d’un charpentierLa culture locale est étrange. Après 400 ans de domination espagnole et un demi-siècle de domination américaine… On trouve encore des traces tribales, les chasseurs de têtes des montagnes ou les rizières en terraces. Mais on voit beaucoup d’églises et le langage est très influencé par l’espagnol. Et tout le monde parle un peu anglais, regarde des films hollywoodiens (surtout avec de la violence et des vampires) et chante des chansons américaines au karaoké. J’ai vu un vieux philippin, à un mariage, chanter My Way1, sans se faire assassiner. Finalement, toutes les idées préconçues ne sont pas forcément vraies…

Mais bref. C’est pas difficile de voyager aux Philippines. Il faut se souvenir de réserver son lit deux ou trois jours à l’avance où qu’on aille. C’est pas toujours cool de parcourir la ville à la recherche d’un hôtel pas cher. J’ai aimé ce pays, j’y retournerai un jour… et je saurai réserver un lit à l’avance.

Dans un tout autre ordre d’idée, j’ai plus de deux semaines de retard sur mon blog, mais ça tombe bien j’ai pas pris des tas de photos intéressantes en Corée.

Publié le , article original : 360in365.com/i/1060


  1. Il existe une légende urbaine philippine, liant la chanson My Way de Sinatra à des meurtres dans des bars à karaoké.
    Plus d’infos : http://nyti.ms/qe1hcA 


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L’avion atterrit à Séoul de nuit… il neige ! Cool ! Je n’ai passé que quatre mois en Asie du Sud-Est, c’est pas comme si j’étais habitué à la chaleur. Enfin si. Je me change dans l’aéroport : pantalon, chemise, polaire. J’avais pas prévu ça !

C’est la St Patrick, je retrouve Min-Ho pour boire des Guinness, il va m’héberger à partir de demain.


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sur le blog : Séoul

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Je suis dans une ville au climat totalement inattendu : contrairement à Manille où brillait un gros soleil, quand je suis arrivé à Séoul j’ai découvert une saison que je ne connaissais plus depuis au moins quatre mois (depuis Canton, en Chine), l’Hiver et son manteau de neige. Fin mars en Corée, il neige.

J’ai découvert Séoul avec Min-Ho, un coréen rencontré à Bangkok par l’intermédiaire d’une coréenne que j’ai rencontrée au fond du Laos. Il m’a hébergé, et m’a montré son quartier (il y a une université, donc plein de jeunes avec des lunettes sans verre mais très stylées, plein de cafés très stylés aussi), il a visité avec moi un des palais royaux puis un musée à la gloire du roi Sejong le Grand, qui a inventé l’alphabet Hangeul (한글).

Cet alphabet est très important pour les coréens. Il représente l’identité de la Corée par rapport aux deux puissants « grands frères », la Chine et le Japon. Pour se débarrasser d’une influence chinoise trop gênante, et pour promouvoir une plus grande égalité entre les classes, le roi a créé un système d’écriture dans le plus grand secret, et l’a présenté au peuple et aux lettrés en disant que si les lettrés étaient pas contents, ils pouvaient toujours aller se faire cuire un œuf. Le peuple, lui, était content. Plus besoin d’étudier vingt ans pour lire un bon thriller. Enfin ils auraient besoin que quelques siècles pour que le genre arrive en Corée mais là n’est pas la question.

A Séoul y’a aussi la Tour Namsan. Au milieu de la ville, y’a une montagne avec un parc, et c’est le mont Namsan. (San veut dire Montagne, donc en gros ça veut dire Mont Mont-San), et ils ont dû penser que la montagne n’était pas assez haute, vu qu’ils ont décidé de construire une tour dessus. Et sur cette tour, au sommet, y’a les meilleurs pissotières du monde. Tu peux soulager ta vessie avec la ville à tes pieds… si t’es un garçon c’est génial. De tous les endroits où j’ai pissé pendant mon voyage, c’était le plus incroyable. Même la grande muraille de Chine, les couchers de soleil mongols, la jungle Laossienne, les profondeurs marines des Philippines ou les arbres qui poussent dans les temples en ruines d’Angkor, c’est rien à côté. J’ai visité cette tour avec Mih Ho et Jennifer, une de ses amies qui connait aussi mon amie coréenne à taches de rousseur. Et on a vu, comme j’avais vu à Moscou, à Huang Shan et que je verrais après à Osaka, un endroit où les amoureux mettent un cadenas avec leur nom écrit dessus, pour symboliser le pouvoir de l’amour qui détruit toutes les barrières. Ou bien le symbole c’est l’amour, bah quand on a perdu la clé, on peut plus s’en débarasser. Ou alors que ce qu’un cadenas joint, rien ni personne n’a le droit de séparer. Si on me demande mon avis, je suis pas super convaincu que c’est un bon symbole. Et les gens ont commencé à le faire à Paris sur le Pont des Arts.

Et donc l’ami Min-Ho m’a fait goûter des spécialités coréennes… et j’ai aimé ça, c’est bien épicé! surtout le kimchi, le bibimbap, mais y’a aussi le soju (alcool de riz local) (la marque à acheter c’est Chamiseul), les grillades, les soupes, et aussi, hum… la pieuvre fraîche. Très fraîche. Mais ça c’était une spécial request de mon petit frère qui voulait me voire faire Old Boy. Manque de bol, c’était pas la saison des petites pieuvres, ils ont du couper ma pieuvre avant consommation. La pieuvre meurt peut-être mais son système nerveux reste fonctionnel plusieurs minutes après être séparé du cerveau. Les bras gigotent et les ventouses font succion, ce qui peut déstabiliser certaines personnes. La vidéo aussi pourrait sembler bizarre pour certains, je vous laisse juger.

Séoul est une ville intéressante. Saviez-vous par exemple que lorsqu’un building est construit, 1% du budget de construction est dévolu à l’achat d’œuvres d’art à destination du public ? Ce qui fait que devant chaque immeuble il y a une statue ou un monument… c’est assez intéressant pour promouvoir la production artistique locale. En parlant de production artistique locale, j’ai aussi vu un groupe de jeunes qui faisaient de la musique sur une place, mais au lieu d’être pouilleux et sales comme des hippies français qui font des reprises de Bob (Marley) au djembé, eux avaient des bonnes guitares, des micros et au lieu d’une batterie, une fille faisait des claquettes. Et ensuite ils lisaient tout fort les SMS reçus pendant le show ; un écriteau devant le groupe donnait un numéro où envoyer un SMS anonyme, et au chanteur ensuite de lire les messages, genre « I want to have your baby » (c’était le seul message que j’ai compris, le reste, bien sûr, était en coréen). C’est amusant cette façon d’interagir avec le public…

La ville de Séoul offre quelques anciens palais et temples à visiter, mais pas tant que ça. L’architecture est réminiscente de celle des palais chinois (la cité interdite par exemple). Le bois, les peintures, les tuiles… l’innovation notable (on m’a dit que c’était une invention coréenne, mais je sais pas vraiment), c’est le chauffage par le sol. Des grandes fournaises chauffe l’air qui circule sous les planchers, ce qui donne une très agréable impression quand on marche pieds nus. Et les coréens modernes ont pris cette habitude quand ils construisent une maison, le chauffage vient aussi par le sol. On peut marcher pieds nus en plein hiver, c’est très agréable…

Un autre truc que la Corée reçoit de Chine, et de plus en plus fréquement, c’est les tempêtes de sables. La Chine est en train de se désertifier. Les vents d’ouest et la déforestation apportent le sable du désert de Gobi depuis la province de Mongolie Intérieure, vers Pékin puis la péninsule coréenne. Ces jours là c’est un peu plus dur de respirer, le ciel est jaune, la luminosité est étrange, on se croirait sur une autre planête où les gens parlent un langage bizarre et tout est incompréhensible. En vrai ça s’appelle pas une autre planète, ça s’appelle Séoul. Et ma foi, c’est plaisant.

Publié le , article original : 360in365.com/i/1072


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L’alphabet hangeul fonctionne très logiquement. Le dessin des consonnes est inspiré de la forme de la bouche ou de la langue, le dessin des voyelles est une réflexion sur les éléments : A, I et O sont verticaux, EU, U et OU sont horizontaux. Et ensuite, on imbrique deux ou trois lettres ensemble pour faire une syllabe. Ouais enfin bon. Si ça vous intéresse tant que ça vous pouvez aller voir la Wikipedia « Hangeul ». J’ai appris à déchiffrer le coréen, c’est pas mal. Maintenant si j’apprends le langage je pourrai vraiment lire du Stephen King en traduction coréenne…

Cette page de mon carnet, c’est quand Min-Ho m’a appris à lire et écrire mon prénom, autour d’une bouteille de soju 참이슬 (Chamiseul).

J'ai appris à lire en une soirée !J’ai appris à lire en une soirée !

Purikura avec Min-HoPurikura avec Min-Ho
les pissotières les plus classes du mondeles pissotières les plus classes du monde


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Je visite l’ancien Palais Royal au centre de Séoul, mais Min-Ho ne m’accompagne pas, il a un match de baseball, il est lanceur de son équipe d’artistes.

Le palais est vraiment grand et complexe, je suis surpris par le style architectural coréen, quand on regarde les détails, couleurs, etc., on se rend compte des différences avec les styles japonais et chinois.

sur le blog : Une promenade au Village Hanok Bukchon

북촌
한옥마을

Parmi les endroits où se promener à Séoul, il y a ce quartier de vieilles maisons, le village Hanok Bukchong (je crois que c’est le nom). C’est entre deux parcs, et c’était dans ce quartier que résidait l’aristocratie Coréenne de la dynastie Joseon. L’architecture est assez caractéristique, des maisons basses, des cours intérieures, des toits conservés tel-quels… C’est dans ce quartier que sont tournés les extérieurs des téléfilms coréens qui sont exportés dans le reste de l’Asie…
Il faisait froid quand j’y suis allé, mais c’était joli.
Et j’ai vu un tournage (mais pas le droit de prendre de photo).

Publié le , article original : 360in365.com/i/1095


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sur le blog : la plage à Pusan

Pusan est une ville au sud de la Corée, y’a une plage et un embarcadère de ferry pour le Japon. J’y suis resté deux jours, le temps de remplir les formalités, et je suis allé voir la plage. C’était joli, ça m’a fait penser à la côte Atlantique à la même période. Sauf bien sûr y’avait pas de coréen en maillot de bain qui y faisait son footing.

Publié le , article original : 360in365.com/i/1121


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Aujourd’hui j’ai couru dans tous les sens pour acheter mon billet de bateau pour le Japon et le Japan Rail pass, étant donné qu’on ne peut pas l’acheter sans preuve de déplacement au Japon. Je comprends pas trop… Heureusement, il y a la plage, et un grand chocolat chaud quand il commence à pleuvoir.


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Pour changer de pays, je prends le ferry.

Le trajet est confortable, on ne sent pas trop l’accélération, mais je ne peux pas lire à cause du léger mal de mer.

Et en une heure je suis à Fukuoka.



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Le Japon ! Les cerisiers par la fenêtre de l’hostel !

Il fait froid, mais moins qu’à Séoul. Je voulais petit-déjeuner au marché aux poissons, mais il est fermé quand j’y vais. Je décide de tester les bains publics, je reste longtemps à lire dans le grand bain brûlant. C’est agréable…

En visitant les ruines du palais (détruit pendant la guerre ?) je rencontre un vieil homme qui partage avec moi son saké. Il est venu voir les cerisiers en fleur, mais il pleut un peu, donc on s’abrite ensemble. On ne se comprend pas, mais l’amitié (et le saké) font que c’est pas grave.






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japon fukuoka

sur le blog : le Japon par la grande porte

J’ai pas beaucoup de temps pour rédiger ce post. Je suis à l’aéroport de Toronto, en attendant mon vol pour Santiago. J’ai passé une semaine folle à San Francisco (et Berkeley), ce qui explique que j’ai pas eu le temps de poster mes photos… mais bon, j’édite mon gros paquet de trucs, ça arrive ça arrive !

Le Japon, c’est une collection d’images que j’ai dans la tête depuis mon enfance. Et l’image la plus forte, c’est celle de cette porte, dressée dans l’eau, devant un des temples de l’île de Miyajima (près d’Hiroshima). C’est un peu par là que j’ai commencé mon voyage au Japon. En fait j’y suis arrivé deux ou trois jours plus tôt, par ferry depuis Pusan, en Corée, et j’ai passé ce temps à Fukuoka. Mais j’ai pas envie de montrer [sur mon blog] les photos du Japon dans un ordre chronologique ou même logique.

L’avion part sous peu, je vous laisse les images.

Publié le , article original : 360in365.com/i/1139


Miyajima !
Un des endroits que je voulais visiter, tant pis si c’est touristique, c’est beau !
Le temps n’est pas super quand j’arrive au sommet de la montagne, j’espère ne pas m’enrhumer à cause du vent…

En rentrant on regarde Matrix à l’hostel. Le film a 10 ans, tous les films d’action depuis l’ont copié. La plus belle invention au Japon, c’est la table chauffante, le kotatsu. On met les pieds dessous, et on est sûr de pas prendre froid. Il faut que je m’en bricole un si je retourne vivre à Paris !


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japon miyajima hiroshima blog

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Au Japon, la grue est un animal vénéré depuis des temps immémoriaux, un messager des dieux. Quiconque plie mille grues en papier se voit exaucer un vœu par une grue.

À Hiroshima, la grue en origami, ou tsuru (鶴), est aussi un symbole très fort de la paix.

En 1955, la jeune Sadako Sasaki meurt de leucémie, causée par la bombe lorsqu’elle avait deux ans. Pendant sa maladie, elle avait commencé à plier des grues, dans l’espoir d’une guérison ; à sa mort elle en avait plié 644.

Depuis, des milliers de gens autour du monde ont envoyé des millions de grues, qui sont exposées près du Monument de la Paix des Enfants, dans le Parc Mémorial de la Paix, à Hiroshima.

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comment plier une grue en origami


Visite de la ville avec Brian, un backpacker canadien qui travaille actuellement à la base américaine. Le musée et le mémorial sont impressionnants, très touchants.

Après ça on va goûter la spécialité de la ville, les Okonomiyaki.


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japon hiroshima

Train pour Osaka.

Je rencontre trois français, avec qui on va manger des okonomiyaki à la mode locale. C’est un peu différent des okonomiyaki de Hiroshima, mais je ne connais pas assez pour les différencier.

Je finis American Gods, de Neal Gaiman. C’est très bon, bien écrit.

Vocabulaire approximatif

Konnichiwa : Bonjour
Wakarimashta : J’ai compris !
Mayotte shimai mashita : Je suis perdu.




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japon osaka

360 in 365, l'archive

Taux de change à vue de nez :

1 € = 125 ¥
4 € = 500 ¥

Je dois changer d’hôtel : mon hostel n’a plus de lit dispo donc ils me bookent un lit dans un business hotel pour le même prix. Un chambre tout seul, accès à des bains publics (Sentō).

Je vais visiter le Château d’Osaka. C’est un très beau monument, très intéressant, mais tout est en japonais… je ne peux pas lire à qui appartenaient les armures et les sabres exposées. C’est un peu dommage, mais ça a son charme, d’être comme ça perdu dans les légendes étrangères, au lieu d’être submergé par trop de faits et d’histoire.



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japon osaka


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Matinée à visiter des temples sur les hauteurs d’Ōsaka après un petit déj au café siphon [voir plus bas] dans un café tout à fait old-school, du jazz tout mou, des clients vieux… Le café s’appelle Causerie. Mon café me coûte 300¥. C’est pas cher pour le Japon.

Les temples sont jolis. Puis je vais dans le quartier touristique, les commerces, etc.. puis je vais manger des sushi aux fugu et du Fugu Udon aussi, près de Ebisu.

Je trouve des boutiques de photo d’occasion dans le quartier commercial. Un Pentax LX qui marche, pour 650€. Si je revendais le mien? Je pourrais en acheter un qui marche !

Train pour Kyoto. J’arrive juste à temps pour le départ du train.

À Kyoto, accueilli par Yasuteru, l’ami de Luc-Antoine [mon petit frêre]. Plusieurs amis étrangers, on discute… Et je vais me coucher !



Comment marche la cafetière siphon ?

  1. L’eau est dans le réservoir A, on chauffe
  2. La vapeur pousse l’eau dans le réservoir B
  3. Le café infuse 5 minutes
  4. On arrête de chauffer, l’eau redescend à traver le filtre
  5. Le café est servi !

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Visite de Kyoto avec Yasuteru et son amie taiwanaise. On commence par un restaurant de noodles, puis on va voir le temple Kyomizu-dera.

Il y a beaucoup de monde, c’est un des endroits emblématiques de Kyoto. Beaucoup de touristes étrangers, mais aussi beaucoup de japonais, qui viennent prier. Beaucoup de gens viennent aussi admirer le parc, les cerisiers… Il fait froid, j’espère ne pas attraper un rhume..

On se promène un peu dans les rues de la vieille ville, toujours très touristiques. Je reste un peu à Gion.


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japon kyoto cartes

il y a 31 pages

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