Joachim Robert
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4 avril 2010

Tokyo, Japon

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sur le blog : Quelques trucs à lire sur mon passage au Japon

Le Japon, c’est beau mais c’est loin. C’est aussi un peu cher… j’ai dépensé en deux semaines le prix de deux mois en Asie du Sud-Est… et j’ai dépensé deux fois plus que ce que j’avais prévu. Bien sûr c’est en comptant les gens qui m’ont hébergé (merci Yasuteru à Kyoto et merci Shin à Tokyo).

Mais c’est beau. Le Japon possède une personnalité que je n’avais vue nulle part en Asie du Sud Est, une personnalité spécifique vraiment originale. La Chine, la Thailande, les Philippines ont aussi des personnalités originales, mais moins, beaucoup moins fortes à mesure que les pays s’occidentalisent. La pollution culturelle et sociale est très forte en Asie, mais le Japon a su s’en préserver : l’ambivalence entre l’authenticité Japonaise et les apports de l’occident est un des facteurs de dépaysement. Les filles, qui, le samedi, vont en famille au temple habillées en kimono comme leur mêre et leur grand-mêre, seront le dimanche dans le quartier ultra-moderne en costume baroque dans un café à chats avec leurs amies, et personne n’y trouvera rien à redire. La culture japonaise a su garder sa spécificité, tout en s’adaptant aux progrès du monde occidental. Le Japon, plus que tout autre pays d’Asie (à mon avis), présente cette dichotomie entre la tradition et la modernité. Depuis 1945, le Japon joue le jeu de l’Occident avec ses propres rêgles, et jusqu’à présent, gagne.

Et ça veut dire quoi tout ça? ça veut dire que le Japon, c’est beau, mais c’est compliqué.

Hanami à Yoyogi Park – le sakéHanami à Yoyogi Park – le sakéC’est compliqué pour la langue, par exemple. Alors que je n’avais pas eu de problème pour trouver des gens à qui parler anglais, ou par signes, en Asie du Sud-Est, au Japon personne ne parle anglais (ou presque) et si tu ne parles pas Japonais, nombre de locaux ne vont pas t’adresser la parole. Timidité selon certains, xénophobie pour les autres, il y a beaucoup d’explications, mais elles aident pas vraiment quand t’essayes d’avoir un renseignement dans un restaurant, par exemple « est-ce que je risque vraiment de mourir si je commande du Fugu? ». En plus de l’investissement financier, il faut un investissement linguistique poussé pour véritablement savourer le pays. Mais lorsqu’on a des amis sur place, qui parlent la langue, c’est beaucoup mieux!

Mais bon, ce que j’écris c’est un peu des lieux communs. Tout a été dit sur le Japon, et son contraire aussi. C’est pour ça que je ne vais pas être très original.

Hanami à Yoyogi Park – les amisHanami à Yoyogi Park – les amisCe qu’on connaît du Japon, en fait, c’est surtout les sushi et les mangas. Tout le monde me demande si j’ai mangé beaucoup de sushis au Japon. Ma réponse est : non, couillon. Ils ont tellement d’autres plats que je n’ai mangé que deux fois des sushis, au marché du poisson de Tokyo, et à Osaka dans un restaurant qui sert du Fugu. Par contre j’ai mangé des tas d’okonomiyaki, de ramen, de udon et de teppanyaki, et c’était délicieux, c’est la vraie nourriture japonaise que tu ne goûtes pas autrepart (et c’est bien dommage).

Pour ce qui est des mangas, c’est bien gentil d’être passionné d’animation japonaise depuis le Club Dorothée, mais si t’as pas d’autre passion et que tu ne veux visiter le Japon que pour ça, il est possible que tu aies une légère déception. Tout n’est pas comme dans un manga. Il n’y a pas de robots géants qui marchent dans la rue ou de trucs comme ça. C’était surprenant.

Enfin bon, là je ne trouve plus trop de mots pour parler de mon passage au Japon. C’était dépaysant pour sûr, un peu familier quand même. Là je ne sais pas trop quoi y penser, j’ai trop de recul, ou pas assez… Donc voilà des photos.

Publié le , article original : 360in365.com/i/1237

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